Calculateur Salaire vs Dividende Canada | Outil de Comparaison Fiscale 2024
Comparez les implications fiscales du salaire et des dividendes pour les propriétaires d'entreprises canadiennes. Calculez la stratégie de rémunération optimale en fonction des taux provinciaux, du RRQ, du REER et des crédits d'impôt. Calculateur gratuit.
Calculateur de salaire vs dividendes pour entreprises canadiennes
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Prendre des dividendes est plus avantageux fiscalement dans votre situation.
Différence fiscale: $4,387.92
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Documentation
Qu’est-ce que le calculateur canadien d’impôt comparant le salaire et les dividendes d’une entreprise?
Le calculateur canadien de comparaison de l’impôt sur le salaire et les dividendes estime s’il est moins coûteux fiscalement de se verser un salaire ou des dividendes provenant d’une société privée sous contrôle canadien (SPCC), une société privée détenue principalement par des résidents canadiens. Il compare les deux options pour un montant donné de revenu supplémentaire et indique laquelle laisse le plus d’argent au propriétaire.
Les propriétaires d’entreprise qui exercent leur activité par l’intermédiaire d’une société ont généralement le choix. Ils peuvent se verser un salaire, comme n’importe quel employé, ou des dividendes, soit une part des bénéfices après impôt de la société distribuée aux actionnaires. Chaque option est imposée différemment; la répartition entre les deux modifie donc le montant total d’impôt qu’une personne finit par payer.
Rémunération sous forme de salaire
Le salaire versé par une société à son propriétaire :
- est une dépense déductible, ce qui réduit le revenu imposable de la société
- est imposé au taux d’imposition personnel du propriétaire
- exige des cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC)
- crée des droits de cotisation à un REER, c’est-à-dire le montant qu’une personne peut verser dans un régime enregistré d’épargne-retraite
- exige des documents de paie et des remises au gouvernement
Rémunération sous forme de dividendes
Les dividendes versés par une société à son propriétaire :
- ne sont pas déductibles; la société paie donc d’abord l’impôt des sociétés sur les bénéfices
- sont imposés au niveau personnel, mais bénéficient d’un crédit d’impôt pour dividendes qui compense l’impôt des sociétés déjà payé
- n’exigent pas de cotisations au RPC
- ne créent pas de droits de cotisation à un REER
- sont plus simples à administrer que la paie
Les dividendes sont de deux types. Les dividendes déterminés proviennent de revenus assujettis au taux général d’imposition des sociétés. Les dividendes non déterminés proviennent de revenus assujettis au taux réduit applicable aux petites entreprises. Comme les dividendes non déterminés ont été moins imposés au niveau de la société, ils donnent droit à un crédit d’impôt personnel moins élevé.
Fonctionnement du calculateur
Le calculateur part d’un montant de revenu supplémentaire avant impôt dont la société dispose et compare ce qui se produit si ce montant est versé sous forme de salaire ou de dividendes.
Formule des cotisations au RPC
où C représente la cotisation au RPC, S le salaire, et les deux montants correspondent au maximum des gains ouvrant droit à pension et à l’exemption de base, en dollars canadiens.
Seuls les revenus compris entre l’exemption de base de 3 500 $US et le maximum des gains ouvrant droit à pension de 66 600 $US (chiffres de 2023) sont pris en compte. L’employeur verse une cotisation égale à celle de l’employé, au même taux.
Formule de l’impôt sur le revenu personnel
où T représente l’impôt personnel, F l’impôt fédéral et P l’impôt provincial.
L’impôt fédéral et l’impôt provincial sont calculés en appliquant à chaque territoire ses tranches d’imposition progressives, puis en soustrayant le crédit correspondant au montant personnel de base.
Formule des droits de cotisation à un REER
où R représente les droits de cotisation à un REER, E le revenu gagné et le plafond est exprimé en dollars canadiens.
Seul le salaire compte comme revenu gagné à cette fin; les dividendes ne créent pas de droits de cotisation à un REER. Le plafond de 30 780 $US est le maximum annuel pour 2023.
Formule de l’impôt sur les dividendes
où G représente le dividende majoré, D le dividende en espèces versé, g le taux de majoration, l’impôt sur les dividendes, T l’impôt personnel sur le revenu des tranches, O les autres revenus du propriétaire, et et les crédits d’impôt fédéral et provincial pour dividendes.
Le taux de majoration est de 15 % pour les dividendes non déterminés et de 38 % pour les dividendes déterminés. La majoration consiste à ajouter un pourcentage au dividende en espèces afin d’estimer le bénéfice de la société avant impôt dont il provient. Ce montant majoré, plus élevé, est ajouté au revenu, puis les deux crédits d’impôt pour dividendes sont soustraits pour tenir compte de l’impôt des sociétés déjà payé.
Pourquoi il n’y a pas de ligne distincte pour les « économies d’impôt des sociétés »
Le salaire est une dépense déductible; la totalité du montant avant impôt peut donc être versée en salaires et servir à financer la cotisation patronale correspondante au RPC. Il ne reste aucun montant que la société pourrait conserver en plus. Comme le salaire brut et la cotisation au RPC que l’employeur doit verser sont tous deux financés par le même montant, le salaire brut versé est généralement légèrement inférieur à ce montant, puisqu’il doit aussi couvrir le RPC.
Les dividendes fonctionnent différemment : la société paie d’abord l’impôt des sociétés, et seul le montant restant devient le dividende.
où représente l’impôt des sociétés sur le fonds de dividendes, I le revenu tiré d’une entreprise exploitée activement et r le taux combiné d’imposition des petites entreprises.
(jusqu’à 500 000 $US de revenu d’entreprise exploitée par année; le revenu dépassant cette limite est plutôt imposé au taux général plus élevé des sociétés. La Saskatchewan fixe sa propre limite à 600 000 $US, de sorte que son taux provincial applicable aux petites entreprises couvre une part plus importante.)
Exemple détaillé : Ontario
Un propriétaire d’entreprise ontarien a déjà reçu 50 000 $US en salaire cette année et aucun dividende. La société dispose de 30 000 $US supplémentaires de revenu avant impôt à verser.
Option salaire. Comme la cotisation patronale au RPC est prélevée sur le même montant de 30 000 $US, le salaire brut s’établit à environ 29 012 $US, tandis qu’environ 988 $US servent à la cotisation patronale correspondante au RPC. L’impôt personnel sur le salaire supplémentaire est d’environ 8 417 $US, et la cotisation personnelle de l’employé au RPC est d’environ 988 $US. Revenu net : 29 012 $US − 8 417 $US − 988 $US ≈ 19 607 $US.
Option dividendes. Le taux combiné d’imposition des sociétés pour les petites entreprises en Ontario est de 12,2 %; l’impôt des sociétés sur 30 000 $US est donc de 3 660 $US, ce qui laisse 26 340 $US à distribuer. L’impôt personnel sur ce dividende, après le crédit d’impôt pour dividendes, est d’environ 5 157 $US. Revenu net : 26 340 $US − 5 157 $US ≈ 21 183 $US.
Dans ce cas, les dividendes laissent environ 1 576 $US de plus dans les poches du propriétaire; le calculateur recommande donc les dividendes. Le salaire crée néanmoins environ 5 222 $US de droits de cotisation à un REER, contrairement aux dividendes, ce qui peut compenser l’écart d’impôt pour une personne qui accorde la priorité à l’épargne-retraite.
Exemple détaillé : Colombie-Britannique
Un propriétaire d’entreprise de la Colombie-Britannique a déjà reçu 100 000 $US en salaire et 20 000 $US en dividendes cette année. La société dispose de 50 000 $US supplémentaires de revenu avant impôt à verser.
Option salaire. Le salaire du propriétaire dépasse déjà le maximum du RPC de 66 600 $US; aucune cotisation supplémentaire au RPC n’est donc due sur le nouveau revenu, et le salaire brut correspond à la totalité des 50 000 $US. L’impôt personnel sur le salaire supplémentaire est d’environ 20 482 $US. Revenu net : 50 000 $US − 20 482 $US ≈ 29 518 $US. Cette option ajoute également 9 000 $US de droits de cotisation à un REER.
Option dividendes. Le taux combiné d’imposition des sociétés applicable aux petites entreprises en Colombie-Britannique est de 11 %; l’impôt des sociétés sur 50 000 $US est donc de 5 500 $US, ce qui laisse 44 500 $US à distribuer. L’impôt personnel sur ce dividende est d’environ 15 396 $US. Revenu net : 44 500 $US − 15 396 $US ≈ 29 104 $US.
Ici, le salaire laisse environ 414 $US de plus après impôt; le calculateur recommande donc le salaire, qui offre aussi l’avantage de créer des droits de cotisation à un REER.
Ces exemples montrent à quel point les deux options sont souvent proches et pourquoi de petites variations du revenu, de la province ou des montants déjà versés peuvent inverser la recommandation.
Taux combinés d’imposition des petites entreprises par province et territoire
Le taux fédéral d’imposition des petites entreprises au Canada est de 9 % sur les premiers 500 000 $US de revenu d’entreprise exploitée. Chaque province et territoire ajoute son propre taux :
| Province/territoire | Taux combiné applicable aux petites entreprises |
|---|---|
| Alberta | 11,0 % |
| Colombie-Britannique | 11,0 % |
| Manitoba | 9,0 % |
| Nouveau-Brunswick | 11,5 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 12,0 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 11,0 % |
| Nouvelle-Écosse | 11,5 % |
| Nunavut | 12,0 % |
| Ontario | 12,2 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 10,0 % |
| Québec | 12,2 % |
| Saskatchewan | 9,0 % |
| Yukon | 9,0 % |
L’impôt personnel sur le revenu, qui s’ajoute à ces taux d’imposition des sociétés, varie également selon la province. L’Alberta, par exemple, n’applique pas un taux unique; elle compte cinq tranches allant de 10 % à 15 % pour les revenus supérieurs à environ 341 500 $US. La tranche provinciale supérieure de la Colombie-Britannique est de 20,5 %.
Facteurs autres que l’impôt
L’efficacité fiscale n’est qu’un élément de la décision.
- Retraite. Le salaire crée des droits au RPC et des droits de cotisation à un REER; les dividendes n’en créent pas.
- Trésorerie. Le salaire exige des remises régulières de retenues à la source; les dividendes peuvent être versés selon un calendrier plus souple.
- Emprunt. Les prêteurs préfèrent souvent voir un revenu stable provenant d’un salaire déclaré sur un feuillet T4 lors de l’évaluation d’une demande de prêt hypothécaire.
- Simplicité. Les dividendes évitent la mise en place de la paie et les échéances de remise.
De nombreux propriétaires combinent les deux : un salaire suffisant pour créer des droits au RPC et à un REER, le reste étant versé sous forme de dividendes.
Foire aux questions
Quelle est la différence entre les dividendes déterminés et les dividendes non déterminés? Les dividendes déterminés proviennent de revenus de sociétés imposés au taux général d’imposition des sociétés, soit environ 23 % à 31 % selon la province. Ils donnent droit à un crédit d’impôt pour dividendes plus élevé. Les dividendes non déterminés proviennent de revenus imposés au taux réduit applicable aux petites entreprises, soit environ 9 % à 12,2 % selon la province, et donnent droit à un crédit moins élevé.
Comment fonctionne la majoration des dividendes? La majoration ajoute un pourcentage au dividende en espèces afin d’estimer le bénéfice de la société avant impôt qui le sous-tend : 15 % pour les dividendes non déterminés et 38 % pour les dividendes déterminés. Ce montant plus élevé est imposé, puis le crédit d’impôt pour dividendes est soustrait afin de tenir compte de l’impôt des sociétés déjà payé sur ce montant.
Vaut-il mieux recevoir un salaire ou des dividendes? Cela dépend de la province, du montant concerné et des revenus déjà reçus cette année, comme le montrent les deux exemples détaillés ci-dessus. Le salaire procure des avantages au titre du RPC et du REER que les dividendes n’offrent pas. De nombreux propriétaires combinent les deux.
Pourquoi le versement d’un salaire ne crée-t-il pas une « économie d’impôt des sociétés » distincte pour le propriétaire? Comme le salaire est déductible, la totalité du montant avant impôt peut être versée en salaires et servir à financer les cotisations patronales au RPC; il ne reste donc rien dans la société à distribuer en plus. C’est la déduction qui permet de transmettre la totalité du montant au propriétaire; aucun montant supplémentaire ne s’y ajoute.
Ce calculateur peut-il remplacer les conseils d’un professionnel en fiscalité? Non. Il applique des taux fédéraux et provinciaux simplifiés à des fins de comparaison générale. Un comptable ou un fiscaliste qualifié peut tenir compte de la situation financière complète d’une personne, notamment des régimes de retraite provinciaux, des autres revenus et des modifications récentes de la loi.
À quelle fréquence cette comparaison devrait-elle être réévaluée? Idéalement une fois par année avant la fin de l’exercice financier de la société, puis chaque fois que les taux d’imposition, les niveaux de revenu ou la situation personnelle changent de manière importante.